Hommage au maître inconnu

N’en déplaise à la soldatesque, je ne souhaite aucunement lui rendre hommage, car selon moi un bon soldat est un déserteur. Il n’y a pas de bonne guerre, les rivières de sang amenant les fleuves d’hémoglobines. La seule exception que je puisse concevoir légitimant de recourir à la violence est quand notre intégrité d’Homme est en jeu, ou carrément celle de l’humanité entière, Heil Hitler!
Je digresse mais … revenons manu militari à l’objet de cet article, ces personnes qui incarnent le savoir et le futur via leurs élèves, les instituteurs ou maîtres de conférence, l’important étant moins la félicité qu’ils ont eu dans leur cursus scolaire que la libido sciendi qu’ils transmettent à leurs élèves.
Ici je veux rendre un hommage particulier à Mr Barré, qui a su transformer l’ennui que j’éprouvais en CE2 après avoir fini les exos de maths 10 minutes avant les autres, en me consacrant du temps et en me donnant plus de bouffe cérébrale.

J’espère que vous vivez toujours, et que votre bienveillance didactique rend toujours ce monde meilleur, car vous chang(i?)ez la vie.
Je suis maintenant plus grand, plus vieux, moins innocent, et sans aucun doute plus blasé, mais je tiens à tirer mon chapeau à celui qui prend votre place dans l’apprentissage que je continue aujourd’hui, à savoir Michel Onfray.
En effet dans le cadre de son université populaire de Caen et de sa contre histoire et historiographie de la philosophie, à travers l’écoute de chacune de ses conférences je me sens plus intelligent, l’âme plus affutée, l’envie de progresser plus puissante.
Michel Onfray est un aigle, et il donne la béquée à tous les aspirants à un Savoir purgé de l’outre-monde Platonicien, débarrassé de cet épistémé Judeo-Chrétien qui a plongé le monde européen dans la pénombre illusoire et continue d’enfumer notre vie spirituelle et donc corporelle dans des arrières-monde bien peu propices à l’élévation de chacun, ici et maintenant.

Pour finir une citation gratuite de J-M Guyau que j’ai découvert grâce à Onfray, Guyau est à l’instar de Nietzsche un philosophe vitaliste dont la théorie du nisus s’apparente à celle de la volonté de puissance :

« Au moral comme au physique, l’être supérieur est celui qui unit la sensibilité la plus délicate à la volonté la plus forte ; chez lui, la souffrance est très vive sans doute, mais elle provoque une réaction plus vive encore de volonté ; il souffre beaucoup, mais il agit davantage, et comme l’action est toujours jouissance, sa jouissance déborde généralement sa pensée »

- Advertisement -

8 COMMENTS

0 0 voter
Évaluation de l'article
8 Commentaires
le plus ancien
le plus récent le plus populaire
Inline Feedbacks
View all comments